Un Si Fragile Vernis D’humanité : Banalité Du Mal, Banalité Du Bien est un essai de Michel Terestchenko, publié par La Découverte.
À partir d’une réflexion sur la manière dont des actes destructeurs peuvent naître chez des personnes ordinaires, l’ouvrage revisite l’analyse de Hannah Arendt. Il interroge le passage du quotidien à l’horreur et propose de comprendre les mécanismes qui orientent les choix, parfois à partir de décisions d’apparence presque imperceptible.
L’auteur explore la question « Héros ou salaud ? » en dépassant les oppositions simples. Le livre montre que la violence ne relève pas seulement d’un calcul d’intérêt, et que le refus de l’abjection ne découle pas automatiquement d’un pur altruisme. Il met en perspective des notions comme la soumission à l’autorité, la conformité de groupe et la passivité dans les situations de détresse.
Fondé sur cette approche, le texte avance un nouveau paradigme pour saisir la conduite destructive en observant la place du « soi » : absence ou présence, selon les contextes. Un regard exigeant pour éclairer les ressorts de la banalité du mal et ouvrir, en parallèle, une lecture renouvelée de la banalité du bien.