Magnus, roman identitaire de Sylvie Germain
Magnus, issu de la collection Gallimard (folio), suit Franz-Georg après une grave maladie : l’amnésie l’oblige à reconstruire son passé et à comprendre ce que signifie être soi, au milieu d’un contexte historique bouleversé.
Guidé par un ourson en peluche nommé Magnus, marqué à l’oreille brûlée, le héros avance dans une quête où les souvenirs se fissurent, révélant les zones d’ombre et démantelant une identité fabriquée. Porté par une progression du nom en nom, il passe de Franz-Georg à Adam, puis à Magnus, jusqu’à tenter de se libérer de ce qui n’était pas le sien.
La composition mêle « fragments » numérotés, « notules » informatives et « séquences » ponctuées de citations d’œuvres artistiques, poèmes, opéras, lieder et romans. Une réflexion profonde sur la mémoire, la filiation et la preuve d’exister, avec des horizons linguistiques allant de l’allemand à l’espagnol en passant par l’anglais et le français.