La Vertu Dangereuse : Les entreprises et le piège de la bien-pensance, un essai qui questionne les nouvelles injonctions au travail.
À travers une analyse percutante, l’autrice explore comment la quête de plus d’humanité en entreprise s’est traduite par des pratiques comme le télétravail, les semaines sur quatre jours et des formes de management participatif. Ces évolutions peuvent sembler offrir autonomie, confiance et marges de manœuvre, tout en redéfinissant les attentes implicites envers chacun.
Julia de Funès met ensuite en garde contre ce qu’elle nomme un « empire de la bonté ». Quand la bienveillance devient une obligation morale et que la pensée positive s’impose comme boussole, le bien-être peut se transformer en conformité silencieuse. L’ouvrage aborde les manifestations de ce malaise au cœur des organisations, y compris le recours au coaching en développement personnel, les démarches d’animation collective et la mise en avant de compétences dites « soft skills ».
Enfin, l’essai interroge la tension entre volonté de faire le bien et dérives possibles : démultiplication des discours, simplification des jugements, ou imposture sous couvert d’intentions positives. Un texte stimulant, porté par une réflexion exigeante sur la nuance entre le meilleur et le bien.