L’Âge de déplaire, premier roman d’Abibou Diouf, publié chez Albin Michel
Entre Paris et Dakar, Fadel mène une double vie : d’un côté, la France lui ouvre des espaces de liberté ; de l’autre, le quotidien sénégalais reste soumis à des règles solides de hiérarchie familiale et à des normes strictes de masculinité. Après la disparition de son père, la mémoire fait resurgir une figure plus ancienne, un artiste outsider connu comme un autre Fadel, « Fadel le Fou ».
Porté par l’urgence de dire, le récit met en scène un conflit intime et une fracture personnelle. Il interroge ce que signifie l’héritage : non seulement ce que l’on reçoit, mais aussi ce que l’on choisit de transformer, de taire ou de rompre. À travers une réflexion sur la construction des masculinités, le livre explore la violence symbolique exercée au nom de la tradition et le poids du silence au sein des familles.
Deux hommes, un même nom, deux destins possibles : une lecture intense, entre transmission, rébellion et questionnement identitaire.