dans

Vins et Champagnes
C le foot

Accéder au Service
Traiteur en ligne

Le Service Traiteur en ligne

Votre Service Traiteur tout près de chez vous !

Infos magasins

Newsletters

Être informé chaque semaine par mail:


Valider
  • Jury : Président
  • Jury : 5 lecteurs
  • Jury : "Pros"
  • Les finalistes
  • Le Lauréat

ROMAIN SARDOU MONSIEUR LE PRÉSIDENT

C'est Romain Sardou qui présidera le jury du prix Carrefour du premier roman en 2009. Après un premier roman remarqué, publié à 28 ans, il n'a cessé d'accroître le nombre de ses lecteurs via ses thrillers médiévaux ou contemporains et ses contes de Noël. Il nous éclaire sur la manière dont il aborde son rôle de président.

Vous êtes en pleine écriture de votre prochain livre. Qu'est-ce qui vous a donné l'envie d'accepter cette présidence de jury ?
Romain Sardou : Ce qui me plaît beaucoup, c'est que c'est un prix de premier roman, l'idée de pouvoir aider un livre à se faire connaître et la curiosité de voir ce qui peut sortir aujourd'hui comme premiers romans. Le principe des prix littéraires est souvent plus obscur. Il s'agit parfois de renvoyer des ascenseurs. Ce n'est pas le cas avec les premiers romans. J'aime l'idée d'aider quelqu'un qui démarre.

Le fait que le jury soit composé pour moitié de lecteurs mêlés à des écrivains, changeant chaque année, ce n'est pas neutre non plus…
C'est idéal. C'est une formule que je trouve très réussie.

Vous êtes issu d'une longue lignée d'artistes, chanteurs, comédiens. Vous auriez pu être acteur ou musicien à votre tour. Comment la littérature l'a-t-elle emporté ?
On peut dire une famille de saltimbanques ! Le théâtre m'a toujours beaucoup attiré, mais c'était surtout du côté de l'écriture. J'aurais beaucoup aimé écrire pour le théâtre, mais j'ai eu beau essayer pendant des années, j'avais un problème de temps. Tous les personnages ou les histoires que j'arrivais à développer ne tenaient pas dans deux heures sur scène. Je me retrouvais chaque fois avec une accumulation de rebondissements et de personnages qui faisait que ce n'était pas viable. J'ai mis un certain temps à m'apercevoir que mon imagination était plus formée pour le roman que pour le théâtre.

C'est donc une envie de théâtre qui s'est transformée en littérature ?
Oui, absolument. C'est via mon amour de l'opéra et du théâtre que j'ai découvert l'histoire et la littérature. C'était des pièces de théâtre qui étaient le plus souvent adaptées par les compositeurs pour faire des opéras. À 13 ans, j'étais déjà déterminé et convaincu que je serai auteur de théâtre et j'avais vu que toutes les pièces qui me plaisaient étaient inspirées de l'histoire du XIXe siècle ou de romans de cette même époque. C'était ce genre de théâtre un peu spectaculaire qui me plaisait et donc, au début, je me suis intéressé à l'histoire en me disant que j'allais y trouver des idées, des personnages ou des moments à mettre sur scène. Toute ma curiosité de jeunesse était une curiosité un peu opportuniste d'une certaine manière. Je cherchais toujours ce qui pourrait être un matériau de travail. C'est comme cela que j'ai découvert l'histoire et que j'en suis venu à m'intéresser beaucoup plus au Moyen Âge qu'au reste et à écrire un roman : Pardonnez nos offenses.

Quel a été le chemin de ce premier livre jusqu'à sa publication en 2002 ?
Je l'avais commencé en 2000. Au début, c'était une pièce de théâtre. Mais je tournais en rond et c'est ma femme qui m'a suggéré de l'écrire d'abord de manière narrative et de voir ensuite ce que je mettrai sur scène. Sans penser tout de suite que ce serait un roman, je me suis laissé emballer par ce type de narration. À la fin de ce premier roman, je me suis aperçu que j'avais plein d'éléments de l'époque que j'aurais pu faire entrer dans le livre, mais qui n'y avaient pas leur place. De fil en aiguille j'ai réussi à isoler plusieurs sujets fondamentaux de cette époque-là et je me suis dit que je pourrais faire un livre relatif à chacun de ces thèmes. Cette série devrait compter neuf livres.

Vous portez un nom connu. Ça vous a aidé à trouver un éditeur ?
C'est là que je ne suis pas mécontent de présider un jury de premier roman, qui va mettre un coup de projecteur sur quelqu'un qui n'a pas eu toutes les facilités que j'ai eu la chance d'avoir. J'avais un nom qui faisait que pour rencontrer des éditeurs, pour faire publier le livre et pour en faire parler à sa sortie, j'ai gagné un temps exceptionnel par rapport à un livre de quelqu'un de pas connu du tout. Il y avait une curiosité qui n'était pas liée au livre mais plus à mon nom. Elle a aidé à faire connaître le livre, à le lancer. Le grand drame des premiers romans qui se publient, c'est que personne ne sait qu'ils existent. Trop souvent, le public qui recherche ces livres-là n'a jamais su qu'ils existaient. J'ai eu un coup de pouce gigantesque.

Être « fils de » présente donc quelques avantages pour être publié. Mais on vous attendait d'autant plus au tournant, non ? Vous aviez tout à prouver…
Et c'était légitime ! À partir du moment où vous avez un petit coup de pouce d'un côté, c'est normal qu'on soit un peu plus exigeant ou sourcilleux sur ce que vous faites. Franchement, quand le premier livre est sorti, je pensais que j'allais me faire détruire par la critique. Et finalement, ça a été assez calme. Je n'ai pas encore eu ce revers de médaille. Peut-être parce qu'on ne s'attendait pas à ce que je m'occupe d'histoire, de Moyen Âge, et que ça a un peu surpris… J'aime cette époque.

Quels ont été vos auteurs de jeunesse, et ceux d'aujourd'hui ?
Ceux qui me fascinent sont toujours les Dickens, Stevenson, Dumas, Melville… C'est vraiment la grande littérature d'évasion. Sortir le lecteur de son quotidien pour l'amener vers quelque chose d'improbable, c'est un peu ce que j'essaye de faire, donc j'en reviens à mes maîtres qui sont ceux que j'ai découverts entre 13 et 16 ans et que je relis souvent. Je m'émerveille du talent et de l'habileté de Walter Scott à chaque relecture.

Quels sont les critères qui vont guider vos préférences parmi les premiers romans sélectionnés ?
Je vais essayer justement de faire en sorte que ce ne soient pas que mes préférences qui entrent en compte. Sinon, on ne va chercher que des romans d'aventure… D'une certaine manière, je lis assez peu ce qui s'écrit aujourd'hui. Je suis plutôt dans mes livres d'histoire. Je suis donc très content et curieux de voir et d'être surpris par des choses auxquelles je ne m'attends pas du tout.

Vous allez plutôt chercher un bon livre ou le germe d'un auteur ?
Nous verrons. Ça dépendra des livres qu'on nous soumettra. Ça se sent assez vite généralement quand un auteur a plus de choses à dire que ce qu'il a mis dans son livre. Ça va être intéressant aussi d'avoir dix avis différents dans le jury. Je suis un lecteur aussi. Je pars donc sans idées préconçues ; je ne cherche rien. J'attends d'être surpris. Il y a une phrase que j'aime bien de Romain Rolland, qui séparait en deux les spectateurs de théâtre ou de cinéma, les auditeurs de musique ou les lecteurs de romans : « Il y a les gens qui instinctivement viennent au théâtre, ouvrent un livre, ou entrent dans une salle de cinéma avec l'envie d'aimer ce qu'ils vont voir ; ils seront peut-être déçus ; il y a un autre type de lecteurs ou de spectateurs qui entrent avec l'idée qu'ils vont juger ce qu'ils vont voir. » Ces deux types de public sont très différents et il est rare que l'un passe à l'autre ou change de camp. Moi, je fais intrinsèquement partie des premiers. J'ai envie d'être agréablement surpris, pas d'aller juger pour sanctionner. J'espère que les lecteurs viendront avec leurs coups de coeur et non pas leurs coups de mou.

Propos recueillis par Thierry WAGNER

Repères

1974 : naissance à Boulogne-Billancourt. Fils du chanteur Michel Sardou et d'Élisabeth Haas. Vit aujourd'hui entre la Suisse (Neuchâtel) et la Floride (Miami)
2002 : premier roman, Pardonnez nos offenses (XO), plus de 300 000 exemplaires vendus à ce jour, seize traductions, thriller médiéval
2004 : L'Éclat de Dieu (XO), roman autour du temps
2005 : Une seconde avant Noël (XO), conte de Noël pour ses enfants
2006 : Personne n'y échappera (XO), thriller contemporain. Sauver Noël (XO), deuxième conte de Noël
2008 : Délivrez-nous du mal (XO)
SITE OFFICIEL : www.romainsardou.com

DERNIERS COUPS DE COEUR
DISQUES : The Enchantment de Chick Corea et Béla Fleck, Fiesta de Gustavo Dudamel, Mothership de Led Zeppelin, Live In Santa Monica '72 de David Bowie
LIVRES : Un Pays à l'aube de Dennis Lehane, La Chose écrite de Jean Dutourd, Expiation de Ian McEwan, La Patience des buffles sous la pluie de David Thomas
BD : Blacksad, La Vengeance du comte Skarbek, Djinns, À la recherche de Peter Pan
CINÉMA : Wall-E, La Vie des autres, Into The Wild
JEUX VIDÉO : Assassin's Creed, Drake's Fortune, Call of Duty IV

Cinq lecteurs dans le jury

C’est à chaque fois un grand plaisir de vous présenter les cinq lecteurs de Carrefour savoirs sélectionnés pour rejoindre le jury du prix Carrefour du premier roman, présidé cette année par Romain Sardou. Sophie, Stéphanie, Anne-Sophie, Yves et Patrick planchent actuellement sur d’agréables devoirs de vacances.

Patrick SAURATPatrick SAURAT
Tournefeuille (Haute-Garonne)
45 ans. Cadre administratif
La passion des livres est née chez Patrick en classe de quatrième, lorsqu’un professeur amoureux de la montagne lui a fait lire Premier de cordée de Roger Frison-Roche. Depuis, le goût pour les livres ne l’a jamais quitté, pas plus que son intérêt pour le cinéma. Lecteur de Romain Sardou depuis le premier roman de celui-ci, il aura sans doute beaucoup à échanger en marge du débat avec notre président. Notre Ariégeois n’a pas perdu son goût du voyage, toujours curieux de faire découvrir d’autres choses à ses trois enfants. Une curiosité qu’il aime aussi exercer sur les premiers romans.


Stéphanie CAPIEZStéphanie CAPIEZ
Caissargues (Gard)
37 ans. Assistante maternelle
Stéphanie ne rate jamais un numéro de Carrefour savoirs, qu’elle trouve dans son magasin Carrefour route d’Arles. C’est près de Nîmes que cette maman de deux enfants va profiter de l'été pour lire les romans finalistes adressés à tous les membres du jury. Elle en rêvait depuis quelques années « sans oser se lancer ». Sa motivation : le plaisir de débattre et de s’enthousiasmer ensemble pour un auteur. Parmi ses auteurs favoris, elle cite Zola, Dickens, les soeurs Brontë mais aussi John Irving, Irène Frain, Olivier Adam… et Romain Sardou. Ça tombe bien.


Yves KREMPPERYves KREMPPER
Eschentzwiller (Haut-Rhin)
60 ans. Professeur de français
Passionné de lecture et de culture en général, Yves se décrit comme « un professeur de français heureux ». Pas question pour lui d’entendre parler de la retraite. Aimant partager ses impressions de lecture, il cherche aussi à susciter chez ses élèves de lycée le « déclic » qui provoque l’envie de lire. Pour lui, découvrir un nouveau romancier est une aventure fabuleuse, la découverte d’un univers, d’une « petite musique qui sera amplifiée dans les oeuvres suivantes ». Grand voyageur, il admet avoir un faible pour les romanciers du XIXe siècle et, parmi nos contemporains, pour Laurent Gaudé, Fatou Diome et Bernard Giraudeau.


Anne-Sophie RAVEAnne-Sophie RAVE
Melun (Seine-et-Marne)
25 ans. Chargée des ressources humaines dans une entreprise d’informatique
La benjamine du jury nous révèle une étonnante manière d’aborder les livres, en les commençant toujours par les trois ou quatre dernières pages. Une façon de titiller sa curiosité pour avoir envie de lire tout le roman. La seule règle qu’elle s’impose en matière de lecture est de succomber à ses désirs, aussi éclectiques que Michael Connelly, Sophie Kinsella, Robert Van Gulik, Largo Winch ou Harry Potter. Pour elle, ce qui compte, c’est le livre plus que l’auteur, même si elle se réjouit de pouvoir découvrir avec le jury des écrivains « tout neufs ».


Sophie ADRIANSENSophie ADRIANSEN
Paris
26 ans. Chargée d’affaires grands comptes épargne salariale
Sophie a découvert l’appel à candidature sur Internet : www.carrefour.fr. Dévorant un à trois romans par semaine, elle aime les acheter, les posséder, savoir qu’elle pourra relire ceux qu’elle aura préférés. En tant que lectrice, elle se fie souvent aux recommandations des prix de lecteurs non « élitistes ». Et quand elle aime ce qu’elle lit, elle a envie de le dire. Sophie a d’ailleurs créé un blog pour partager ses points de vue sur les textes qui lui passent entre les mains. Ils seront les bienvenus pendant le débat du jury qu’elle attend « ouvert à toutes les surprises ».

LE JURY VOUS ATTEND…

Romain Sardou, président du prix Carrefour du premier roman 2009, a convié ses hôtes à la table du jury. Ils nous disent comment ils abordent leur rôle. Cinq lecteurs de Carrefour savoirs vont être invités à les rejoindre pour un débat qu'on espère passionné, au mois d'octobre.

CLELIA VENTURACLELIA VENTURA
Écrivain, scénariste, réalisatrice, « apprentie peintre »
Vit à Chatou, près de Paris. Fille de Lino Ventura, elle a publié plusieurs ouvrages dont Signé Lino, un livre objets paru pour les vingt ans de la disparition de l'acteur en 2007.

Qu'est-ce qui vous a donné envie de participer à ce jury ?
Découvrir des histoires. Gabin disait : « Le cinéma, c'est toujours une histoire, une histoire, une histoire. » Je crois que pour le roman, c'est pareil. Si tu n'as pas une bonne histoire, tu n'as pas un bon roman. Les gens qui font des phrases, moi ça ne m'intéresse pas.

Le fait de récompenser un premier roman, ça a une saveur particulière pour vous ?
Je trouve déjà magnifique d'écrire un premier roman. On doute de beaucoup de choses, on a peur, il y a plein d'émotions dans un premier roman, que l'on ne trouve peut-être pas forcément dans les autres. Il n'y a ni mécanique, ni tics… Et en plus, on donne l'occasion à l'auteur ensuite d'avoir un public. Je trouve très bien que ce genre de prix existe. Même pour les finalistes qui ne seront pas primés, y participer peut déjà leur donner confiance.


MIREILLE CALMELMIREILLE CALMEL
Romancière
Vit à Blaye (Gironde). A rencontré le succès dès son premier roman, Le Lit d'Aliénor, paru en 2001. A publié depuis quatre romans dont Le Chant des sorcières en trois tomes. Écrit aussi des chansons et des pièces de théâtre. Prochain livre à paraître : La Reine de lumière, en novembre.

Récompenser un premier roman, c'est important pour vous ?
Oui, bien sûr. C'est un tremplin pour des jeunes romanciers vers lesquels les lecteurs ne seraient peut-être pas allés sans cette étiquette et cet éclairage-là. Et puis lire des premiers livres quand on sait la difficulté que peuvent avoir les auteurs de premiers romans à se faire connaître, c'est une belle expérience.

Qu'est-ce qui va guider vos préférences parmi les livres finalistes ?
J'attends d'être surprise. Un livre, pour moi, c'est une complicité de l'instant, c'est-à-dire qu'il va se passer quelque chose ou pas. C'est totalement subjectif et imprévisible. Je considère le livre dans son ensemble, sans décortiquer d'un côté le style, de l'autre l'histoire… L'important, c'est ce qui reste d'émotion, de ressenti quand on referme le livre, et l'envie de le faire partager.


JEAN-MARC SOUVIRAJEAN-MARC SOUVIRA
Commissaire divisionnaire, scénariste, écrivain
Vit à Paris. Exerce au sein de la police judiciaire depuis vingt-cinq ans. Dirige l'office central pour la répression de la traite des êtres humains. Coscénariste du film Go Fast, sorti en 2008. Premier roman, Le Magicien, paru début 2008.

Comment abordez-vous ce jury ?
Je me sens concerné parce que mon premier roman n'est pas très loin et que je vois très bien ce que cela représente. On est publié, on est lu, on rencontre des gens qui vont vous découvrir aussi… On s'expose beaucoup dans un premier livre et c'est toujours intéressant de voir ce que dit une personne la première fois qu'elle écrit.

Le fait que ce jury mêle des lecteurs à des écrivains, ça vous inspire ?
C'est important dans l'échange, parce qu'on s'aperçoit qu'avec un cerveau et une paire d'yeux, on ne voit pas et on ne lit pas la même chose. On aura lu le même texte mais on aura des opinions diamétralement opposées. Ça tient à notre équation personnelle, à notre vie, et pouvoir échanger, convaincre, se laisser convaincre, partager, c'est intéressant.


JACQUELINE MONSIGNYJACQUELINE MONSIGNY
Romancière, scénariste
Partage sa vie entre Paris et les États-Unis. A publié quarante romans historiques et biographies depuis 1970 dont, en 2008, La Viking. Ses livres sont traduits dans vingt-deux pays. À paraître le 11 juin : Les Amants terribles, sur Richard Burton et Elizabeth Taylor, coécrit avec son époux, le comédien américain Edward Meeks.

Vous êtes déjà présidente du Prix des romancières. Pourquoi avoir accepté de faire partie du jury de Romain Sardou ?
Pour Romain Sardou, bien sûr. C'est un garçon charmant, plein d'audace et de talent, et je pense qu'il va aller très loin. Je suis très honorée qu'il m'ait choisie, et pas seulement parce qu'on est voisins à Paris. Enfin, j'aime beaucoup échanger avec les gens qui aiment lire.

Qu'est-ce qu'on attend de la lecture d'un roman, quand on en a écrit autant que vous ?
J'aime tout quand l'écrivain sait vous faire entrer dans le livre et sait tenir ses lecteurs en haleine. J'ai beaucoup de mal maintenant à entrer dans des livres qui mettent plus de trente pages à démarrer. C'est sans doute une déformation liée à notre époque : les livres, les films doivent démarrer aujourd'hui beaucoup plus vite qu'à l'époque de Stendhal…

Cinq romans EN FINALE

Dès à présent, vous pouvez découvrir dans votre magasin les cinq finalistes du prix Carrefour du premier roman 2009. Le lauréat, désigné fin octobre par l’écrivain Romain Sardou et son jury, se trouve parmi ces cinq livres. Vous pouvez aussi donner votre avis sur Internet et voter pour votre favori.

Du 1er septembre au 06 octobre, votez pour votre premier roman préféré. Le résultat du vote Internet sera remis à Romain Sardou, président du jury, et comptera pour une voix au moment des délibérations.

Si le livre que vous avez choisi devient lauréat 2009, une surprise littéraire* vous sera envoyée.

* dans la limite des stocks disponibles

  • LES 5 FINALISTES
  • MAUD LETHIELLEUX
  • PATRICE LECONTE
  • JEAN-BAPTISTE DESTREMAU
  • MARIE LE GALL
  • ÉRIC MARCHAL

Romans finalistes

MAUD LETHIELLEUX
DIS OUI, NINON
Stock
DIS OUI NINONDu haut de ses 9 ans, Ninon observe un monde où les adultes ne s’aiment plus, où les mots n’ont pas de sens, où les mensonges sont rancuniers. Parce qu’elle ne le comprend pas, Ninon décide de s’en détourner et de vivre avec son père qui n’a plus rien… sauf elle. Une histoire d’amour. Celle d’une petite fille pour son père et celle d’un homme pour la liberté. Première phrase : « Sur la petite voiture, un matelas à rayures et des gros cartons sont posés. »
Maud Lethielleux est musicienne et metteur en scène. Elle a passé plusieurs années à parcourir le monde, de la Transylvanie à la Nouvelle-Zélande. Son écriture est nourrie et inspirée de ses rencontres.

PATRICE LECONTE
LES FEMMES AUX CHEVEUX COURTS
Albin Michel
LES FEMMES AUX CHEVEUX COURTSPremière phrase : « Je m’appelle Thomas, je suis un chic type, je travaille dans une papeterie, j’ai 27 ans, j’aime les femmes aux cheveux courts. » Séduisant et sympathique, Thomas s’est juré de rencontrer la femme de sa vie avant l’âge fatidique de 30 ans. Ce ne sont pas les jeunes femmes qui manquent dans son entourage. Et pourtant… Et si la rencontre miracle avait lieu dans le métro, tout bêtement ?
Le premier roman du réalisateur Patrice Leconte (Les Bronzés, Monsieur Hire, La Fille sur le pont, Ridicule…) possède le charme et la fantaisie qui ont fait le succès de ses films.

JEAN-BAPTISTE DESTREMAU
SONATE DE L’ASSASSIN
Max Milo
SONATE DE L’ASSASSINPremière phrase : « Je ne tue jamais le lundi. » Exposition, développement, réexposition… Cette drôle de sonate est jouée par Laszlo Dumas, pianiste de renom longtemps considéré sans génie jusqu’au jour où il se met à faire de fines erreurs volontaires et à tuer ceux qui, au premier rang, les repèrent. La folie le prend, et s’accentue d’autant que ses crimes restent dans l’ombre. Jusqu’au jour où il tombe amoureux d’une femme, Lorraine, qui elle aussi, le croit-il, repère ses erreurs. Une méditation sur la solitude du puriste, au suspense élégant.
Jean-Baptiste Destremau, 40 ans, joue lui-même du piano depuis l’enfance.

MARIE LE GALL
LA PEINE DU MENUISIER
Phébus
LA PEINE DU MENUISIER« Il y a toujours quelque chose d’absent qui me tourmente. » Ces mots de Camille Claudel, en exergue, donnent le ton de ce roman servi par une plume originale. Le Finistère lui sert d’écrin. Marie, née à la fin des années 1950, grandit dans une atmosphère lourde de non-dits. Pourquoi celui qu’elle appelle le Menuisier est-il si lointain ? Pourquoi sa famille semble-t-elle perpétuellement en deuil ? Privée d’explications, des années lui seront nécessaires pour percer le secret de son ascendance. Première phrase : « Chacun de nous naît au moins deux fois. »
Marie Le Gall est née à Brest en 1955. Elle est professeur de lettres à Fontainebleau.

ÉRIC MARCHAL
INFLUENZA
Anne Carrière
INFLUENZAJuin 1941, île de Wight. Alors que la guerre ravage l’Europe, Alex Beaumont fête son diplôme de médecine. Le jeune homme, que tout disposait à une vie ordinaire, est contacté par un département des services secrets. Le haut commandement allié s’intéresse à la grippe espagnole qui, en 1918, fit plus de morts que la Première Guerre mondiale. Et si l’épidémie avait été une arme biologique fabriquée par les Allemands dont ils posséderaient encore des souches ? Et pourquoi lui ? L’opération Influenza est lancée. Sur un rythme de roman d’aventure et d’espionnage. Première phrase : « Et maintenant, que la fête commence ! »
Éric Marchal est chercheur en immunologie de formation. Il vit à Vittel.


PRIX CARREFOUR DU PREMIER ROMAN 2009
Présidente du jury : Romain Sardou • Membres du jury : quatre écrivains (Jacqueline Monsigny, Clelia Ventura, Mireille Calmel, Jean-Marc Souvira) et cinq lecteurs et lectrices de Carrefour savoirs (et cinq lecteurs et lectrices de Carrefour savoirs)

LAURÉAT 2009 : INFLUENZA D’ÉRIC MARCHAL

Le jury présidé cette année par le romancier Romain Sardou s’est réuni juste avant que
nous mettions ce numéro de Carrefour savoirs sous presse. Après un débat aussi courtois
qu’enflammé, c’est Influenza d’Éric Marchal (éditions Anne Carrière) qui a été désigné
lauréat 2009 du prix Carrefour du premier roman.

Eric Marchal - Lauréat 2009INFLUENZAJuin 1941, île de Wight. Alors que la guerre ravage l’Europe, Alex Beaumont fête son diplôme de médecine. Le jeune homme, que tout disposait à une vie ordinaire, est contacté par un département des services secrets. Le haut commandement allié s’intéresse à la grippe espagnole qui, en 1918, fit plus de morts que la Première Guerre mondiale. Et si l’épidémie avait été une arme biologique fabriquée par les Allemands dont ils posséderaient encore des souches ? Et pourquoi lui ? L’opération Influenza est lancée. Un rythme de roman d’aventures et d’espionnage. Première phrase : « Et maintenant, que la fête commence ! »

Éric Marchal est chercheur en immunologie
de formation. Il vit à Vittel.




Vous pourrez découvrir les commentaires du jury, les photos du débat et de la soirée de remise du prix ainsi que l’interview d’Éric Marchal dans notre numéro de décembre.