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Jean Imbert : Entre cuisine et cinéma

Jean Imbert, chef inventif et passionné, est aussi un féru de cinéma. Cet artiste de la gastronomie française se livre en toute sincérité.

L’Acajou est devenu le lieu de rendez-vous de toutes les stars de cinéma et des artistes en général. Comment expliquez-vous ce phénomène ?

J’ai ouvert l’Acajou à 22 ans. Je me suis fait mon patron pour y être le chef de cuisine. Il est impossible de devenir chef de cuisine si on n’a pas son propre restaurant avant 40 ans. J’avais envie de créer mes propres plats. Mes amis sont venus, puis le bouche-à-oreille a fonctionné. Aujourd’hui je reçois effectivement de grands noms du cinéma, mais toujours avec simplicité. Je crois que ce qu’ils apprécient chez moi c’est que je suis normal. Il y a toujours beaucoup de gentillesse dans les échanges que je peux avoir avec les artistes parce que les gens sont réceptifs à la cuisine.
 

Comment adaptez-vous votre cuisine à leur venue ?

C’est très sensible, la cuisine. C’est un peu comme l’histoire du film Ratatouille. À la fin du film, le cuisinier ne prépare pas le meilleur plat de sa vie au critique gastronomique, mais il lui présente un plat qui lui rappelle son enfance. La cuisine, c’est plein d’émotions. C’est pour ça que c’est proche de l’art. Quand je reçois une personnalité, j’essaie de toucher quelque chose d’intime.
 

Une scène de cuisine qui vous a marqué ?

Celle qui me fait le plus rire est sans doute dans Indiana Jones et le temple maudit quand le héros doit manger des couleuvres et la cervelle de tête de singe. Mais il y a aussi L’Aile ou la cuisse avec Coluche et Louis de Funès, ou encore la scène des pâtes de la Mama dans Les Affranchis avec Robert de Niro !
 

Vous avez vous-même créé votre cinéma gourmand ?

Oui, la troisième saison se profile. Ces rendez-vous ont lieu au Palais de Tokyo. C’est le moment où je marie ma passion pour le cinéma et la cuisine. Je sélectionne un film et après la projection, les spectateurs ont un rendez-vous gastronomique.
 

Quel est le meilleur conseil que vous pouvez donner aux cuisiniers amateurs ?

L’important, c’est le produit ! Une fois que vous avez choisi de bons produits, ça ne peut pas être mauvais…

C’est cette volonté du bon produit que vous partagez avec Carrefour Market…
Oui, Carrefour Market souhaitait mettre en avant les produits locaux, frais et de saison, et l’équipe de Carrefour Market sait que c’est aussi mon combat, c’est donc tout naturellement qu’elle s’est tournée vers moi pour une série de vidéos « 1, 2, 3, frais partez ! »
 

Quel en est le principe ?

C’est prouver, avec des recettes de saison et en vidéo, qu’on peut cuisiner en moins de 14 minutes et impressionner ses invités. Toutes les recettes ne nécessitent pas forcément de passer la journée en cuisine. L’important, encore une fois, c’est la qualité des produits : s’ils sont frais et de saison, c’est gagné ! Et c’est d’ailleurs pour ça que dans mon restaurant, on n’utilise que des produits frais et de saison, c’est très important pour moi.
 

Que pensez-vous de la malbouffe ?

Je lui fais un bras d’honneur ! Pour moi ça va être le plus grand scandale du XXIe siècle. Quand on a assimilé qu’on est ce qu’on mange, on change complètement d’alimentation. Mais il faut encore le comprendre !