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Tour de France des traditions de Noël

Chaque région a ses spécialités, ses traditions, plus fortes autrefois, mais dont certaines perdurent. Suivez le guide pour un tour des régions.

Alsace

Les traditions liées à Noël sont restées très importantes en Alsace. La période de l’Avent s’étend de la fin novembre jusqu’à l’Épiphanie, début janvier. Pendant cette période, on allume chaque dimanche l’une des quatre bougies présentes sur la couronne de l’Avent. Le 6 décembre, c’est la Saint Nicolas, qui distribue aux enfants sages bonbons, pains d’épice et clémentines. Son acolyte, le Père Fouettard, s’occupe lui des enfants désobéissants. Les spécialités culinaires de Noël sont les bredele – petits gâteaux – l’oie rôtie (préférée ici à la dinde) et bien sûr, le foie gras, traditionnellement d’oie, à accompagner d’un gewurztraminer. Les marchés de Noël sont une autre tradition alsacienne bien ancrée, puisqu’ils existent depuis le XVe siècle.

Provence

Une autre région avec une tradition très forte. Les santons provençaux constituent de fabuleuses crèches avec des personnages qui représentent les métiers traditionnels (meunier, lavandière, berger…), autour de la Sainte Famille. Le repas de Noël comporte toujours les fameux treize desserts, en mémoire de la Cène, ultime souper du Christ avec ses douze apôtres, disposés sur trois nappes blanches parsemées de trois bougies et de trois coupelles de blé (planté le jour de la Sainte Barbe, le 4 décembre), symboles de La Trinité. Ces treize desserts sont constitués de mendiants (fruits secs), nougats blanc et noir, pompe à l’huile (sorte de fougasse), fruits frais et fruits confits…

Tour de France des traditions de Noël
Tour de France des traditions de Noël

Bourgogne

Autrefois, le personnage important, c’était le Père Janvier, qui déposait des cadeaux dans les souliers des enfants. Un ancêtre du Père Noël, qui passait lui aussi par la cheminée. Les enfants allaient de maison en maison, pour offrir leurs bons vœux ou chanter, et recevaient des friandises.

Bretagne

Bien que présente dans de très nombreuses régions, la tradition de la bûche en bois (ancêtre du gâteau) est associée à la Bretagne : celle-ci est enrubannée puis aspergée d’eau bénite et de sel, et est mise à brûler avant la messe de minuit. Elle est censée apporter l’abondance.

Corse


Le Rocchiu est un bûcher préparé par les enfants et enflammé à la sortie de la messe de minuit. La coutume veut également que l’on fasse brûler dans l’âtre de son foyer autant de bûches que de convives afin de garantir la bonne santé de tous. Dans certaines régions, une autre tradition, les sept veillées, voulait que l’on rende visite à sept familles du village, une bûche sous le bras. Enfin, rien de traditionnel, mais c’est à un Corse célèbre, Tino Rossi, que l’on doit le célèbre Petit Papa Noël.

Savoie

La version locale du Père Noël était le Père Chalande, aujourd’hui détrôné par le bonhomme rouge et blanc. Comme lui, il avait une longue barbe et un bonnet pointu, et distribuait des cadeaux aux enfants. Par contre, les rissoles – beignets de fête fourrés aux fruits – continuent de régaler petits et grands.

Roussillon

Si la tradition de la crèche vient au départ de Naples et s’est répandue ensuite en Provence puis en Catalogne, les pessebre (crèches en catalan) ont ici la particularité d’être des crèches vivantes. Il s’agit de représentations de la nativité interprétées par un groupe de personnes et généralement caractérisée par des chants catalans.

Pays de la Loire

Dans les Pays de la Loire, Noël se dit « Nau ». Dérivés de ce terme, les naulets sont de petites figurines, inspirées des santons provençaux et vêtus de tenues traditionnelles angevines, créées au milieu du XXe siècle.

Normandie

Ici encore, la bûche était au centre des traditions : les tisons de l’année passée étaient mêlés à la nouvelle bûche, qu’on appelait coque de Noël. Les enfants partaient prier pour obtenir des cadeaux et à leur retour, ils découvraient des friandises.

Lorraine

Comme en Alsace, Saint Nicolas est dignement célébré, tout comme le Père Fouettard. Mais la Lorraine peut s’enorgueillir d’une autre tradition. La légende raconte que, jusqu’au XIXe siècle, les sapins étaient décorés de fruits mais suite à une mauvaise récolte, en 1858, les décorations naturelles se mirent à manquer. Un souffleur de verre lorrain de Goetzenbruck, un petit village de Moselle situé à proximité de Meisenthal, eut alors l’idée de fabriquer des boules en verre pour les remplacer. Les boules de Noël de Meisenthal devinrent alors célèbres.

Champagne Ardennes

Avant de se rendre à la messe de minuit, il était de coutume de manger des gaufres et les enfants se disputaient « le Petit Jésus », la dernière gaufre fabriquée avec le reste de pâte et donc souvent incomplète. Le 25 décembre, les enfants recevaient de leur parrain et marraine une bourde, sorte de longue brioche. Elles reviennent d’ailleurs au goût du jour.

Gironde

Ici, l’une des traditions se nomme Lo Halha de Nadau (gerbe de Noël). Il s’agit d’une gerbe de paille et de fleurs de maïs brûlée le 24 décembre pour célébrer le solstice d’hiver. Toujours célébrée dans certaines villes – Bazas notamment –, elle devait chasser les mauvais esprits et assurer de bonnes récoltes. Pour le repas de Noël, il est de coutume de manger des huîtres avec des crépinettes, truffées pour l’occasion.

Franche-Comté

Fait original, le personnage local célébré à Noël était… une femme ! Tante Arie (ou Airie) était une bonne fée protectrice du pays de Montbéliard, accompagnée de son âne Marion, chargé de cadeaux pour les enfants sages. Les autres n’ont droit qu’à une botte de brindilles.

Réunion

Pas de sapin ici, mais de belles traditions locales et familiales : on tuait le cochon avant Noël et on fabriquait du boudin créole, plat typique de Noël. Toujours au menu, le porc reste incontournable, notamment sous forme de jambon de Noël, accompagné de gratin de christophines. En dessert, les spécialités à la noix de coco et à l’ananas ont la part belle.