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Vins bio, vins naturels : quelle différence ?

Les consommateurs se tournent de plus en plus vers des produits « sains » et « naturels ». Le vin n’échappe pas à cette règle. On vous explique tout.

Vin biologique

Jusqu’en 2012, il n’existait pas à proprement parler de vins biologiques mais des vins issus de l’agriculture biologique. Seule la vigne était concernée, qui devait être cultivée sans produits chimiques de synthèse (pas de désherbants, des engrais naturels). Depuis mars 2012, un règlement européen donne un cadre à l’élaboration de vins biologiques, à base de raisins issus de l’agriculture biologique.
Le vigneron bio cherche à maximiser les défenses naturelles de ses vignes pour limiter les traitements. Seules les matières premières d’origine naturelle sont autorisées : cuivre, soufre, insecticides d’origine végétale… Ces techniques nécessitent plus de temps et de main-d’œuvre que les techniques conventionnelles.
À ces contraintes s'est donc ajoutée, en 2012, une réduction des intrants (ajouts) lors de la vinification (sulfites, levures…). Malgré tout, cette réduction reste légère et bon nombre de vignerons sont bien en dessous des teneurs maximales autorisées. À noter : l’acidification, la désacidification, le traitement thermique, l’ajout de tanins… restent autorisés.
Un cahier des charges, des organismes de certification, des contrôles réguliers des lieux de production, de transformation et de distribution garantissent cette démarche et permettent aux vignerons d’ajouter sur leurs bouteilles le label bio européen (le logo AB disparaît progressivement au profit du logo européen). Il faut trois ans pour obtenir le label et entre-temps, le vignoble est dit « en conversion bio ».
 

Vin biodynamique

La biodynamie est une branche de l’agriculture qui vise à améliorer le sol et la plante, ainsi que leurs échanges, par des préparations à base de matières naturelles (végétales, animales ou minérales). Les levures industrielles sont autorisées mais l’utilisation de soufre est plus limitée que dans l’agriculture bio.
La biodynamie se fonde sur le calendrier lunaire et la position des planètes pour optimiser le moment où réaliser ces traitements et le travail du sol et de la vigne (plantation, taille, récolte…). Le père de cette culture est Rudolf Steiner (1861-1925), un philosophe autrichien qui en posa les bases.
Si ces méthodes peuvent sembler ésotériques, elles ont été adoptées par des domaines très réputés comme Zind-Humbrecht en Alsace, Nicolas Joly à la Coulée de Serrant, Chapoutier en Côtes-du-Rhône ou le domaine de la Romanée-Conti…
Les labels qui signalent des vins biodynamiques sont Demeter (label d’agriculture en biodynamie créé en 1928) et plus récemment, Biodyvin.
 

Vins naturels

Selon l’Association des Vins Naturels, voici la définition du vin naturel : « Le raisin sain, cueilli sur une vigne en cohérence avec la nature, donne un jus qui, en fermentant, devient un vin naturel. Dans l’idéal, l’homme n’intervient pas, il l’accompagne… Par éthique il dit ce qu’il fait, et il fait ce qu’il dit. »
Les vins naturels sont nés d’une volonté de laisser le terroir et la vigne ressortir davantage. Les vignerons qui adoptent cette démarche veulent s’éloigner des produits normalisés par trop d’intervention sur la terre, le raisin et lors de la vinification. Cela se traduit par l’absence de désherbant, de pesticides, d’engrais, d’insecticides et de produits de synthèse, mais surtout, le rejet d’ajout de levures : seules les levures indigènes (c’est-à-dire présentes naturellement sur le raisin) doivent intervenir lors de la vinification. Cela implique beaucoup de travail du sol et de la vigne et une vinification plus longue. Un minimum de soufre est ajouté. Un courant encore plus radical n’autorise ni sulfites ni intrants : les vins Sans Aucun Intrants Ni Sulfites (SAINS).
Aujourd’hui, il n’existe aucun label encadrant les vins naturels, juste l’Association des Vins Naturels, à laquelle tous les vignerons producteurs de vins naturels n’adhèrent pas forcément.
Pour conclure, on notera une controverse sur ces vins « naturels », sans sulfite, auxquels notre palais n’est pas forcément habitué et qui ne sont pas au goût de tous.