Le goût s’affine pendant la croissance

Votre tout-petit acquiert et développe le goût au fur et à mesure qu’il grandit. Et vous pouvez l’aider à éveiller ses papilles gustatives.

Le lait, le premier aliment de bébé

Déjà, dans votre ventre, votre bébé ressent le goût. Les saveurs de vos repas sont véhiculées par le liquide amniotique. D’où l’importance de varier votre alimentation pendant la grossesse. À la naissance, si vous l’allaitez, il perçoit également des saveurs différentes en fonction de ce que vous mangez. Les aliments comme le chou, les asperges et les épices donnent un goût plus ou moins prononcé à votre lait. Si vous n’allaitez pas votre enfant, le lait infantile a un goût constant. À partir de 4 mois, il est possible de compléter son biberon avec des céréales infantiles aromatisées : brioche, vanille, biscuit ou cacao. Mais ce n’est pas systématique, car votre enfant doit éviter de s’habituer au goût sucré. Le risque ? Qu’il boude, par la suite, ses plats salés. En effet, la diversification alimentaire ne va pas tarder à commencer.

La diversification : une grande étape pour le goût

Aux alentours de ses 4 mois révolus, votre bébé va pouvoir intégrer des aliments solides (mais moulinés) à son alimentation. C’est un cap important puisqu’il va découvrir le goût des légumes d’abord, puis des fruits. Proposez-lui ces aliments un par un afin qu’il apprenne à les identifier à son rythme. On commence généralement avec la carotte, puis on introduit le potiron ou la courgette. Au début, votre tout-petit risque de faire la grimace. Petit à petit, il ouvrira la bouche avec satisfaction en apercevant la cuillère. À ce rythme, son système digestif, qui n’est pas encore très mature, peut s’habituer en douceur aux légumes cuits. Pour stimuler la curiosité gustative de votre enfant, privilégiez les produits de saison. Vous pouvez également démarrer avec des petits pots à légume unique. Ceux-ci contiennent tous les nutriments essentiels au bon développement de votre enfant.

Le goût se cultive

Pour éveiller le goût de votre tout-petit, n’hésitez pas à varier les textures, les goûts et les couleurs de vos recettes. Et donnez-lui du vocabulaire pour les apprécier. « C’est un hachis, une purée… C’est bon, c’est savoureux ou bon appétit ! » Soyez également attentifs à ses préférences. Dès le plus jeune âge, votre enfant est susceptible de ne pas aimer le brocoli et de préférer le céleri. Inutile de le forcer s’il ne veut pas manger d’un aliment, vous risqueriez de créer un blocage alimentaire. À chaque étape de son éveil alimentaire, allez-y en douceur et proposez-lui, plutôt, de « se mettre aux fourneaux » avec vous. Dès 1 an, vous pouvez lui faire sentir les fruits, les légumes, les épices douces et les aromates. Vers 18 mois-2 ans, il vous aidera à mélanger une pâte à crêpes et à 3 ans, il cassera lui-même les œufs et malaxera la pâte. Régalez-le !